Tell me why (I don’t like mondays)

Chaque fois c’est la même chose. Chaque dimanche soir, ce petit maudit feeling qui monte dans la poitrine, qui serre le cœur, qui bloque l’œsophage… Comme pour me donner raison, il pleut, j’ai passé une mauvaise soirée et mon linge est sur la corde…

Quand j’ai ouvert les yeux, il y a de ça un gros dix minutes, j’avais en tête le Sphinx et sa fameuse devinette: «Qu’est-ce qui marche sur quatre pattes le matin, sur deux le midi et sur trois le soir?»…mmmh ouais… faudrait que je me trouve un rêve digne de moi, de mon demi-siècle, un rêve un peu porno, un peu vulgaire et intello à la fois, du genre Helen Mirren nue à vélo lisant Hemingway… bon…next… (je ne sais vraiment pas pourquoi le vélo…)

Lundi, six heures du mat et je contemple ma semaine: Paulo ce matin pour l’apparte du deuxième, Rob, le comptable, mardi pour EXIT, (je sais, je sais, y’en a qui pensent que la  poésie c’est facile…) payer des comptes le reste de la semaine, finir mon film durant ce temps-là et me trouver une vraie job pour que ma mère soit fière de moi… calv…

Je pense à mon chum, Pierre-Léonard Harvey qui, entre deux voyages de pêche, enseigne à l’UQAM et tente de refaire le monde, avec cœur, il va sans dire; Pierre est un de ces grands hommes que l’on croise peu souvent dans la vie, le genre de personne qui compte, finalement. Communauticien (oui, oui, il a inventé le mot, c’est pour dire…), il transforme peu à peu notre monde en le balisant, il utilise le concept de «Ba» des chercheurs japonais Nonaka et Konno, il redéfinit l’espace virtuel multicontexte dédié au savoir dans les communautés en réseau et se questionne ontologiquement, à la suite de Karl Popper: Quel est donc ce monde virtuel que je tente de circonscrire et d’apprécier? Foutu foutoir si vous me le demandez, non? Pierre procède par raisonnement inductif: ce qu’il ne comprend pas par données quantitatives, il le valide sur le terrain, c’est-à-dire qu’à cet instant même, il m’observe, ainsi que vous, chers amis. Et ce n’est pas rien: Pierre design vraiment le monde du future: il pense aujourd’hui les systèmes qui nous seront favorables demain. To touch the sky with Web 2.0

Alors pourquoi, ainsi telluriquement tenu par la main d’un maître, ais-je donc ce petit maudit feeling tous les dimanche soirs, sentiment qui me porte à tout remettre en question, ma vie, mon œuvre et ma place parmi les choses de ce bas monde, qui me fait mal dormir (seul en plus), qui me porte à me lever trop tôt et hagard le lendemain, c’est-à-dire maintenant?

p.s. : note à moi-même: répondre au Sphinx et une sandwich au baloney, moutarde, pain blanc ce midi. I really don’t like mondays…

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Un commentaire pour Tell me why (I don’t like mondays)

  1. Vraiment une belle plume… Et une évocation sensible du blues du dimanche. Je te lirai avec plaisir, longue vie à ton blogue!

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